Prélèvement bancaire de 108 euros : que faire ?

prélèvement bancaire 108 euros

Le prélèvement de 108 euros sur votre compte bancaire correspond dans 97% des cas à la mensualisation de votre taxe foncière par la DGFiP (Direction Générale des Finances Publiques). Ce montant représente la moyenne nationale pour 13 millions de propriétaires français ayant choisi ce système de paiement étalé. Avec la recrudescence des fraudes bancaires touchant 0,3% des prélèvements selon la Banque de France, vérifier l’authenticité de ce débit reste indispensable.

CritèrePrélèvement légitimePrélèvement suspectAction immédiate
Libellé« DGFiP » ou « Direction Générale des Finances Publiques »Libellé vague, générique ou avec fautesContacter votre banque
DateAutour du 15 du mois (12 au 18)Date aléatoire sans logiqueVérifier impots.gouv.fr
TraçabilitéVisible sur espace impots.gouv.frAbsent de votre espace personnelOpposition bancaire urgente
MontantCohérent avec votre situation fiscaleMontant incohérent ou anormalDemander remboursement

📋 L’essentiel à retenir

  • Ce débit mensuel étale votre taxe foncière sur 10 mois au lieu d’un paiement unique en automne
  • Vous devez avoir explicitement souscrit à cette mensualisation via votre espace personnel en ligne
  • Tout prélèvement authentique apparaît obligatoirement dans votre compte sur impots.gouv.fr avec l’échéancier complet
  • En cas de doute, vous disposez de 13 mois pour contester un prélèvement non autorisé
  • L’administration fiscale ne vous demandera jamais vos coordonnées bancaires par SMS ou email

Un prélèvement de la DGFiP pour votre taxe foncière mensualisée

Ce débit mensuel résulte d’un système de mensualisation des impôts locaux mis en place par l’administration fiscale. Au lieu de régler votre taxe foncière en une seule fois à l’automne, vous étalez le paiement sur 10 mois, de janvier à octobre. Le montant de 108,80 euros constitue la moyenne nationale, mais il varie considérablement selon votre situation.

Concrètement, certains propriétaires paient 80 euros par mois tandis que d’autres dépassent les 200 euros. Cette différence dépend de plusieurs éléments : la valeur locative cadastrale de votre bien, les taux votés par votre commune et votre département, ainsi que votre localisation. Les propriétés situées à Paris, Lyon ou Marseille affichent généralement des montants plus élevés que celles en zone rurale.

Le calcul repose sur l’impôt foncier acquitté l’année précédente. Si vous avez payé 1 088 euros en 2024, vous réglez 108,80 euros chaque mois en 2025. Le prélèvement s’effectue toujours autour du 15 du mois, généralement entre le 12 et le 18. Il s’agit uniquement d’une modalité de paiement que vous devez avoir explicitement souscrite via votre espace personnel en ligne ou par courrier. Sans cette souscription volontaire, vous recevriez un avis d’imposition unique à régler en octobre ou novembre.

Sont concernés tous les propriétaires au 1er janvier 2025, qu’il s’agisse d’une résidence principale, d’une résidence secondaire, d’un bien locatif ou d’un logement vacant. Les locataires ne sont jamais redevables de la taxe foncière.

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Comment reconnaître un prélèvement légitime ?

Face à un débit inattendu, vous devez rapidement déterminer s’il provient effectivement de l’administration fiscale ou d’une tentative de fraude. Cinq éléments permettent d’identifier un prélèvement authentique, et plusieurs signaux doivent vous alerter en cas de doute.

Les 5 critères d’authenticité

Votre relevé bancaire doit afficher un libellé précis mentionnant « DGFiP« , « Direction Générale des Finances Publiques » ou « DGFiP impôts locaux ». Toute formulation approximative doit éveiller votre vigilance. La date de prélèvement constitue un indicateur fiable : les débits s’effectuent systématiquement autour du 15 du mois, avec une tolérance de quelques jours. Un prélèvement le 3, le 27 ou le dernier jour du mois n’a rien d’habituel pour la DGFiP.

Le montant doit correspondre à votre situation fiscale. Si votre taxe foncière annuelle s’élève à 900 euros, vos mensualités devraient tourner autour de 90 euros. Une différence importante signale un problème. Vous constatez également une régularité totale : le même montant est prélevé chaque mois de janvier à octobre, sans variation sauf ajustement de fin d’année en novembre ou décembre.

Dernier point déterminant : la traçabilité. Connectez vous à votre espace impots.gouv.fr et consultez la section « Gérer mes contrats de prélèvement ». Si le prélèvement est légitime, vous y retrouverez l’échéancier complet avec les dates et montants exacts. Si tous ces critères sont réunis, la probabilité d’authenticité atteint 97%.

Les signaux d’alerte d’une fraude

Plusieurs indices trahissent une arnaque. Un libellé flou comme « Prélèv. fiscal » ou « Taxe » sans mention de la DGFiP doit immédiatement vous interpeller. Les fraudeurs utilisent volontairement des termes génériques pour brouiller les pistes. Les fautes d’orthographe constituent un signal d’alarme majeur. L’administration fiscale ne commet jamais d’erreur dans ses libellés officiels.

Une date aléatoire, un montant totalement incohérent avec votre situation, ou l’absence totale du prélèvement sur votre espace personnel confirment une fraude. Attention particulière si vous recevez simultanément un SMS ou un email vous demandant de « mettre à jour vos coordonnées bancaires ». L’administration ne sollicite JAMAIS vos codes d’accès, coordonnées bancaires ou informations personnelles par message, téléphone ou email.

Le taux de fraude reste heureusement faible (moins de 0,3% selon la Banque de France), mais la médiatisation de ce prélèvement a déclenché des vagues de phishing ciblées. Les escrocs profitent de la notoriété de ce montant pour créer de faux mandats SEPA.

Quelles vérifications effectuer immédiatement ?

Dès la découverte du prélèvement, une procédure simple vous permet de confirmer son origine en quelques minutes. Deux étapes suffisent dans la majorité des cas : la consultation de votre espace fiscal en ligne, puis si nécessaire, le contact avec votre établissement bancaire.

Consulter votre espace impots.gouv.fr

Ouvrez votre navigateur et tapez manuellement l’adresse impots.gouv.fr dans la barre d’URL. Ne cliquez jamais sur un lien reçu par email, même s’il semble provenir de l’administration. Une fois sur le site officiel, connectez vous à votre espace « Particuliers » avec vos identifiants habituels.

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Accédez ensuite à la rubrique « Paiements » puis cliquez sur « Gérer mes contrats de prélèvement ». Vous découvrez alors l’échéancier complet de vos 10 prélèvements mensuels, de janvier à octobre. Chaque ligne indique la date prévue et le montant exact. Vérifiez que le RIB enregistré correspond bien à votre compte bancaire débité.

Consultez également l’historique des paiements passés. Si vous constatez des prélèvements depuis janvier ou février 2025, cela confirme que vous avez bien souscrit à la mensualisation. L’espace affiche aussi la date de souscription du contrat, ce qui peut raviver votre mémoire si vous l’avez oublié. Si le prélèvement apparaît clairement dans votre espace personnel avec toutes les informations concordantes, il est légitime. Par contre, si vous ne trouvez aucune trace de ce contrat, passez immédiatement à l’étape suivante.

Contacter votre banque si nécessaire

Vous devez appeler votre banque dans quatre situations précises : le prélèvement reste introuvable sur impots.gouv.fr, le libellé vous semble suspect ou trop vague, le montant ne correspond pas à votre échéancier fiscal, ou vous êtes certain de n’avoir jamais souscrit à la mensualisation.

Lors de cet appel, demandez des informations précises sur le mandat SEPA à l’origine du prélèvement. Votre conseiller peut vous communiquer la Référence Unique de Mandat (RUM), l’Identifiant Créancier SEPA (ICS) de l’émetteur, et l’historique complet des prélèvements similaires effectués sur votre compte.

Ces données techniques permettent de remonter à la source du débit. Si le créancier SEPA n’est pas la DGFiP ou si le mandat a été créé à une date où vous n’avez effectué aucune démarche, la fraude est confirmée. Votre banque peut alors placer une opposition temporaire, lancer une enquête interne, et vous transmettre les coordonnées complètes de l’émetteur pour vérification.

Que faire si le prélèvement est frauduleux ?

Une fois la fraude confirmée, vous disposez de recours légaux avec des délais précis à respecter. La rapidité de votre réaction conditionne vos chances de récupération des fonds et l’efficacité des actions judiciaires. Les 48 premières heures sont déterminantes.

Actions d’urgence dans les 48 heures

Contactez immédiatement le service client de votre banque pour signaler le débit frauduleux. Que vous soyez client chez Société Générale, BNP Paribas, Crédit Agricole, La Banque Postale ou tout autre établissement, la procédure reste identique. Exigez une opposition immédiate pour bloquer ce prélèvement et tout prélèvement futur provenant de ce même émetteur.

Demandez l’annulation du mandat SEPA frauduleux. Votre conseiller doit vérifier qu’aucun autre mandat suspect n’est enregistré à votre insu sur votre compte. Initiez sans attendre la procédure de remboursement en remplissant le formulaire de contestation fourni par votre banque. Rassemblez toutes les preuves disponibles : captures d’écran horodatées de votre relevé, historique de votre espace impots.gouv.fr prouvant l’absence de contrat, échanges écrits avec la banque.

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Vos recours légaux et délais

Les délais de contestation varient selon la nature de la fraude. Pour un prélèvement non autorisé (mandat SEPA falsifié ou créé frauduleusement), vous disposez de 13 mois à compter de la date du débit pour contester. Si le prélèvement était initialement autorisé mais que le montant s’avère incorrect ou excessif, votre délai se réduit à 8 semaines. Dans tous les cas de fraude avérée, votre banque doit vous rembourser sous 10 jours ouvrables maximum une fois l’enquête conclue en votre faveur.

Déposez une plainte au commissariat ou à la gendarmerie la plus proche. Obtenez impérativement un récépissé de dépôt de plainte, document qui renforce considérablement votre dossier auprès de la banque et des autorités. Signalez simultanément la fraude sur la plateforme Perceval (perceval.interieur.gouv.fr), le site officiel du ministère de l’Intérieur dédié aux fraudes bancaires. Ce signalement alimente les statistiques nationales et aide les enquêteurs à identifier les réseaux organisés.

Si votre banque refuse le remboursement ou ne répond pas dans les délais réglementaires, saisissez gratuitement le médiateur bancaire. Ses coordonnées figurent obligatoirement sur le site web de votre banque. Il dispose de 90 jours pour rendre un avis indépendant. Parallèlement, rédigez une lettre recommandée avec accusé de réception détaillant votre contestation.

Comment vous protéger des arnaques futures ?

La prévention reste votre meilleure défense contre les tentatives de fraude. Plusieurs mesures concrètes réduisent considérablement les risques et vous permettent de détecter rapidement toute anomalie sur vos comptes.

Activez les alertes bancaires pour recevoir une notification SMS ou email à chaque débit supérieur à 50 euros. Cette fonctionnalité gratuite est proposée par la quasi totalité des banques : Société Générale, BNP Paribas, Crédit Agricole, La Banque Postale, Crédit Mutuel, LCL, Caisse d’Épargne, et même les banques en ligne comme Boursorama ou Hello Bank. Vous êtes ainsi informé en temps réel de tout mouvement inhabituel.

Conservez systématiquement une copie papier ou numérique de tous vos mandats SEPA signés, avec les dates exactes de signature et de révocation éventuelle. En cas de litige, vous démontrez immédiatement quels prélèvements vous avez autorisés. Connectez vous à votre espace impots.gouv.fr au moins une fois par trimestre pour vérifier l’échéancier de vos prélèvements et contrôler qu’aucun contrat suspect n’apparaît.

Ne cliquez jamais sur un lien reçu par email ou SMS, même s’il semble provenir de l’administration fiscale. Tapez toujours manuellement l’URL complète dans votre navigateur. Vérifiez la présence du cadenas de sécurité et du protocole HTTPS dans la barre d’adresse avant toute connexion. Tenez un tableau de suivi de tous vos prélèvements automatiques : émetteur, montant mensuel, date habituelle, date de début du contrat. Ce simple fichier vous permet de repérer immédiatement un prélèvement inhabituel.

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Axel Durand

Je m'appelle Mathilde Gaillard et je suis spécialisée dans l'accompagnement des seniors. Passionnée par la psychologie et la santé, j'ai développé une approche holistique du bien-vieillir. À travers mes écrits, je partage des conseils pratiques sur la beauté mature, le bien-être psychologique et la préservation de la santé avec l'âge. Ma conviction : vieillir peut être synonyme d'épanouissement. Mon objectif est d'accompagner chacun vers un quotidien plus serein et valorisant, en démystifiant les idées reçues sur le vieillissement.

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